La fonte des glaces assoiffera des milliards de personnes

Glaciologie Réunion d’experts

TROMSØ

De notre envoyé spécial

Le pôle Nord, le pôle Sud et le « troisième pôle », l’Himalaya, sont en train de fondre à une vitesse encore jamais observée. Tel est le premier des enseignements de la conférence de glaciologie qui se tenait mardi à Tromsø, dans le nord de la Norvège.

« Nos émissions de gaz à effet de serre sont les premiers responsables de ce réchauffement, pointait Al Gore, le Prix Nobel de la Paix, en introduction de cette conférence. Mais il y a pire. Nous sommes sur le point d’atteindre un niveau de températures qui va déclencher la fonte du permafrost. Ce qui va libérer de grandes quantités de méthane dans l’atmosphère : un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2. Résultat : les 730 gigatonnes de CO2 déjà présents dans l’atmosphère vont soudain passer à l’équivalent de 1.450 gigatonnes… »

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Merci de lever le pied

Environnement Le Soir, la RTBF et Dedicated mesurent l’empreinte écologique

Les francophones sont préoccupés par l’état de l’environnement. Et ils se disent disposés à contribuer à un effort collectif en changeant leurs comportements. Tout au moins certains d’entre eux. C’est ce qu’a montré la publication, ce lundi, de la première partie du sondage réalisé par Dedicated Research pour Le Soir et la RTBF. Mais entre les déclarations et la réalité, il y a une marge. Dans la suite de notre enquête, nous avons demandé à nos sondés de calculer leur empreinte écologique. Il s’agit d’une méthode évaluant la surface nécessaire pour loger et nourrir une personne, lui permettre de se déplacer, absorber sa pollution, etc. Le chiffre est ensuite comparé à la surface effectivement disponible (voir ci-contre). Un test non scientifique, contesté par certains, mais dont l’intérêt est de rapidement et concrètement mettre en évidence le poids excessif que nous exerçons sur notre milieu. « Plus de 320.000 personnes ont accepté de calculer leur empreinte écologique depuis que cet outil a été lancé au début 2007 », se félicite Geoffroy De Schutter, directeur des programmes au WWF. Trente pour cent des francophones ont entendu parler de l’outil de l’organisation au Panda, indique notre sondage. C’est surtout le cas à Bruxelles et parmi les classes sociales supérieures. Mais sa notoriété au sein des autres catégories de la population progresse plus rapidement.

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La Belgique, le petit pays qui pèse son poids

En matière d’environnement, la Belgique pèse incontestablement plus que son poids. C’est d’ailleurs le cas de tous les pays occidentaux ; et parmi eux, notre pays n’est pas le pire élève.

La surface biologiquement productive disponible sur notre planète est estimée au quart de la surface de la Terre. Cela fait 13,6 milliards d’hectares pour plus de 6 milliards de personnes. L’empreinte écologique durable d’un terrien moyen est donc de 2,1 hectares par personne.

En Belgique, nous utilisons bien plus de ressources renouvelables que ce dont nous disposons. Selon les calculs du WWF, grand promoteur de la méthode, nous « consommons » 4,6 fois notre pays. L’instrument de l’empreinte écologique est sans doute contesté par certains. Cela dit, même l’Institut national de Statistique (et, à Bruxelles, l’Institut pour la gestion de l’environnement) s’est livré récemment à l’exercice. Il a fortement revu à la hausse la capacité de notre territoire à supporter sa propre population. Une bonne nouvelle. L’INS a néanmoins conclu que l’empreinte écologique du Belge moyen est de 6,1 hectares par personne (plus que les calculs du WWF) alors que la surface disponible serait de 1,58 ha par personne. Selon ces experts, nous consommons au final 3,86 fois plus de ressources renouvelables que ce que la Belgique offre. Inéluctable ? Pas vraiment. En Allemagne les courbes de croissance du produit intérieur brut et de l’empreinte écologique suivent un tracé inverse : l’indicateur de « richesses » croît, l’indicateur de poids environnemental diminue, même s’il reste deux fois supérieur à la biocapacité du territoire allemand. C’est la preuve en tout cas, selon le WWF que les deux ne sont pas inexorablement liés.

En Belgique, l’importance de l’impact écologique de la population et sa croissance sont directement liées à la surconsommation de ressources ainsi qu’à une importante production de CO2 par habitant.

DE MUELENAERE,MICHEL

La cause de l’environnement préoccupe et fait agir

Société Un sondage Le Soir - RTBF réalisé par Dedicated Research

Les francophones placent l’environnement et la santé au sommet de leurs préoccupations. Ils se montrent disposés à agir concrètement pour faire bouger les choses.

Baromètre de l’environnement : clap deuxième. Après une première édition en mars 2008, Le Soir et la RTBF ont couché les francophones sur le divan écologique. Il en ressort une image contrastée, mais qu’on peut examiner d’un œil raisonnablement optimiste. Conscientisés ? A fond ; 68 % des personnes interrogées ont jugé bon de donner leur avis ; et leurs réponses sont souvent pertinentes. Informés ? Pas mal. Volontaires ? Moyennement. Prêts au changement ? Sans doute plus qu’on ne pourrait le croire.

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Contre le CO2 : le vent et le soleil, mais pas l’atome

Entendu parler du changement climatique ? Pour près de la totalité de notre échantillon, c’est oui. La grande médiatisation de la question et les images spectaculaires sont sans doute passées par là. Mais, relèvent plusieurs experts que nous avons interrogés, il ne s’agit pas véritablement d’une connaissance fine. Quand on en vient aux causes ou aux conséquences, les réponses varient, deviennent floues. « Les gens sous-estiment par exemple systématiquement l’impact du chauffage domestique sur les émissions de gaz à effet de serre », relève Edwin Zaccai (ULB). « Ils confondent les événements météorologiques, tels les hivers doux (comme celui de 2007-2008) et le changement climatique », note Bernadette Merenne (ULg).

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Notre avenir n’est pas un fleuve de sacrifices

Commentaire

Le signe de la maturité ? Les francophones interrogés pour Le Soir et la RTBF se montrent préoccupés par leur environnement et par son avenir sans sombrer dans le catastrophisme. Ils se disent conscients, mais toujours en demande d’informations. Et ils ouvrent la porte à des actions ambitieuses. Qui est prêt à entendre le message ? Malgré la crise économique, dont tout le monde dit avoir tiré les leçons, on est encore loin de remettre en question les anciens modèles. Une preuve ? Partout, on reste obnubilé par les frémissements du PIB, le produit intérieur brut. Il baisse, c’est la panique ; il augmente, c’est le soulagement. Est-ce là l’essentiel ? N’est-il pas temps de disposer d’indicateurs aussi fiables et tout aussi déterminants pour les décisions politiques qui porteraient sur l’état de l’environnement, sur le progrès social, sur le bien-être soutenable ? Une manière salutaire de ramener certaines choses à leurs justes proportions. D’envisager de changer le cadre de nos sociétés, plutôt que de chercher à l’améliorer à la marge. Un vrai défi. Et le bon moment. Mais c’est impensable sans un profond virage du discours actuel. Le public n’adhérera pas à un avenir fait de régressions : avoir froid à la maison, manger moins de viande, se déplacer moins librement, être écrasé de contraintes et de nouvelles

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Biowanze prêt à entrer en pompe

Energie Inauguration officielle de l’usine de bioéthanol à Wanze

Südzuker réclame
de faire grimper la part
de carburant vert dans l’essence et le diesel à 10 %.

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L’étable reste ouverte pour les hirondelles

Nature La fédération de l’agriculture n’en veut pas aux nids

Elue oiseau de l’année 2009, l’hirondelle de cheminée vient-elle de prendre un coup dans l’aile ? Alors que l’Hirundo rustica vient à peine de retrouver les cieux belges et ses sites habituels de nidification, elle se trouve au centre d’une polémique suscitée par la revue de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA). Relayant des conseils pour désinfecter les étables, Plein Champ écrit que « les pattes ou déjections d’oiseaux sont des vecteurs possibles d’agents infectieux. Pour limiter leur présence et éviter qu’ils ne nidifient dans l’étable », la revue recommande de boucher les orifices où les oiseaux peuvent nicher et de poser des moustiquaires. La Ligue de protection des oiseaux a exprimé son incompréhension : « Pourquoi les hirondelles poseraient-elles subitement des problèmes aux éleveurs alors que bétail et oiseaux vivent en parfaite harmonie dans les étables depuis la nuit des temps ? »

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L’hydrogène se fait un peu plus vert

Énergie Avec la pression, l’électrolyse est plus efficace

Dans la quête aux énergies propres, l’hydrogène occupe une place particulière. Certes, cet élément très abondant sur Terre n’est pas en lui-même une source d’énergie mais bien un moyen de stockage, un vecteur énergétique.

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Un voyage plus long et plus risqué

Environnement Un effet du réchauffement climatique sur les oiseaux migrateurs

Les zones de reproduction des oiseaux migrateurs se déplacent vers le nord.
Leur endurance va être mise à rude épreuve.

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