Un Zita Swoon rayonnant
posté le 11 décembre 2009 |
catégorie Non classé
Stef Kamil Carlens apparaît seul sur la scène de l’AB. Il s’assied sur un tabouret, guitare en bandoulière et commence à chanter. Il est 20 h tapantes à l’AB, jeudi soir. Le deuxième des trois soirs où son groupe Zita Swoon fête ses 15 ans. Le troisième, c’est samedi, et c’est déjà complet.
Stef Kamil porte une culotte bouffante rouge à l’écossaise et une veste d’un jaune doré. Sa voix envoûte déjà. Il commence tendre, doux. Il poursuit avec « Blues for Sammy », une chanson pour son chien, qui est mort mais qui aimait l’écouter chanter en remuant la queue. Le public (c’était sold-out) est déjà sous le charme de la musique et du personnage, une sorte de ludion sympathique, parlant néerlandais et français, chantant en anglais et en français. Et le concert ne fait que débuter. Il durera deux heures et vingt minutes. Cent quarante minutes de bonheur, de chansons, de musiques, de passions, de drôlerie, d’émotion, d’énergie et de professionnalisme. Avec les témoignages d’amitié de John Parish, le guitariste de P. J. Harvey, d’Arno et de Tom Barman, le leader de dEUS, où Carlens joua jadis.
Ce qui fascine chez Stef Kamil ? Son amour de la musique.Ou plutôt des musiques. Il amalgame ses racines, du blues, du rock, de la chanson française, du protest song, des rythmes latino-américains, Bob Dylan et Joni Mitchell, pour en faire du Stef Kamil, quelque chose d’éminemment personnel, de rêveur et de révolté à la fois, de philosophique et de quotidien. De « Pretty Girl » à « Intrigue », les chansons s’égrènent, avec force, dynamisme, clin d’œil aussi, beauté des arrangements et cette voix formidable qui peut se faire grave comme dans un blues, tourmentée comme dans un Dylan, volubile et douce, énergique et tendre. Avec aussi un band superbe, concentré et amusé, normal quand le guitariste s’appelle Pleizier. Et un duo de vocalistes, Mmes Kapinga et Eva, à l’abattage et aux harmonies incroyables. Mme Kapinga est enceinte : son bébé aura le sens du rythme…
Deux grands moments, évidemment. L’intervention d’Arno dans deux blues, où les voix rauques et l’harmonica dense du chanteur bruxellois ont fait merveille. Un vieux morceau de Brownie McGhee et le fameux « You gotta move » de Mississippi Fred McDowell. Et puis l’arrivée de Tom Barman, électrique, survolté, qui reprit avec Carlens deux vieux morceaux de dEUS.
On croit arriver au climax de ce concert. Mais non, on va encore plus loin, plus haut, plus fort, avec un Stef Kamil déchaîné, qui jette sa veste, apparaissant en t-shirt très échancré, qui ne cesse de danser, de se jeter sur sa guitare, d’entraîner son band dans un tourbillon d’énergie pure qui se termine par un medley apocalyptique et souverain qui laisse les artistes épuisés et les spectateurs en sueur. Les applaudissements sont si nourris que les superstructures métalliques de l’AB en tremblent. Il ne faut pas quatre minutes pour que tout le monde revienne sur scène pour deux ballades extraordinaires qui font nager toute l’audience dans le plus parfait des nirvanas. Et ça se termine tout en douceur, rien qu’avec Stef Kamiel et ses deux chanteuses, a cappella, répétant, lancinants, « move life as a pray ». Faites de la vie un rêve…
Magnifique ! On parle tout le temps, dans les milieux du rock, du nouveau groupe britannique ou amerloque, de Grizzly Bear, Editors ou Klaxons. Faut pas chercher si loin : Zita Swoon est là, depuis 15 ans, et, nom de %£$µ@§{, c’est bien meilleur.
Jean-Claude Vantroyen






C’était en effet un très bon concert. Ca a commencé doucement pour finir avec une intensité … euh.. très intense - comme la voix de Stef
Juste un GROS bémol pour le type à la table de mixage. Autant les musiciens étaient bon, le publique enthousiaste, les invités envoutants, autant la balance de son était mauvaise.
C’était quoi les deux reprises de dEUS avec T Barman ?
Probablement l’une des pires critiques de concert jamais publiées par le Soir. Mais où allez-vous cherchez vos journalistes ? J’ai l’impression que ce truc a été écrit par un (mauvais) élève de rétho. Et, entre nous, l’un des morceaux de dEUS est en fait une chanson du Velvet.
Je ne vois pas pourquoi c’est une des pires critiques de concert jamais publiées, je trouve que cela reflète bien le concert, j’y étais le mercredi 9, et c’est vrai que la musique de Zita Swoon est un amalgame de styles de musique différents, le style est inqualifiable et tant mieux !
Mmmmmm c’est pour demain Samedi pour moi, j’ai hâte mais vu la longueur du concert, va falloir pas mal de jetons ^^
Concert flamboyant mercredi aussi !
Tout tout tout, commentaire, photos et nombreuses vidéos du concert ici : http://fun1959.canalblog.com
quote: “C’était quoi les deux reprises de dEUS avec T Barman ?”
Great American Nude et Temptation Inside Your Heart du Velvet.
Corto, t’ès un frustré. Tu ne seras jamais journaliste musical et tu rêves devant ton PC à ton boulot.
C’est un blog de musique, pas d’écriture, ducon.