Une menteuse à la barre

Namur Cour d’assises

Celle par qui tout est arrivé s’est présentée hier devant la cour d’assises. Malingre, les joues creuses, le regard dur et aussi noir que ses cheveux, Cécile Remy portait une veste de cuir rouge. En parlant, elle agitait ses doigts vernis eux aussi de rouge. Elle était venue apporter un témoignage qui, en principe, se voulait favorable à l’accusé. Mais c’est raté. Elle a raconté n’importe quoi, finissant par admettre, agacée : « Je suis menteuse, c’est une maladie. »

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Nouveau procès pour le meurtre de la friterie

Cour d’assises L’accusé avait été condamné par défaut il y a dix ans

La cour d’assises de Liège a entamé mardi le procès de Louis-Ferdinand Debruyne (40 ans), accusé de vol avec circonstance aggravante de meurtre sur Ludovic Serroyen. Les faits s’étaient produits le 17 mars 1999, en présence de Dominique Delespesse. Debruyne avait été condamné par défaut à une peine de 10 ans de prison en avril 2004 mais il avait fait opposition. Il réclame désormais son acquittement. Ludovic Serroyen (21 ans) avait été abattu à Fallais d’une balle dans la tête le 17 mars 1999. Son corps avait été retrouvé dans la crypte d’une petite chapelle quatre jours plus tard. Le jour des faits, la friterie dans laquelle il travaillait avait été braquée. Il avait été emmené de force dans le coffre de sa voiture, puis obligé de descendre dans la crypte d’une petite chapelle. La voiture avait été retrouvée embourbée dans un champ situé non loin de la friterie. Elle avait subi une tentative d’incendie volontaire et des impacts de balles avaient été retrouvés sur le véhicule.

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Grace « ne voulait pas tuer »

Assises Rixe mortelle entre deux bandes africaines

Selon Garcia, l’auteur du coup de couteau, la mort de Lionel est presque accidentelle. Difficile à concilier avec les constats du légiste.

 Garcia « Grace » Kialanda ne portait jamais d’arme. Et il ignore encore pourquoi, dit-il, il avait cru devoir en emporter une, ce soir-là : un solide couteau qui, paraît-il, faisait partie intégrante d’une mallette dont l’un de ses éducateurs lui avait fait cadeau à la Saint-Nicolas. Il l’avait dissimulé sous sa ceinture, la lame emballée dans un morceau de carton fort. Précaution inutile : les portiers du « Lounge Bar » avaient négligé de le fouiller lorsqu’il s’était présenté à l’entrée de la boîte en compagnie d’Orson Mangala Ikete. Sitôt entré, « Grace » s’était rendu aux toilettes pour sortir le couteau de sa cachette et le glisser dans la poche droite de son pantalon.

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