Kiss

Par Vincent Lambert, infirmier et responsable cliniques mobiles en RDC.

rdc-vincent_lambert.jpgVincent a quitté sa terre natale belge pour s’envoler vers la République Démocratique du Congo. Plus exactement à Masisi, situé dans le Kivu, à 80 km de Goma. Cet infirmier spécialisé dans les urgences qui travaille en temps normal aux Cliniques universitaires Saint-Luc a deux mois pour mettre en place tout un système de cliniques mobiles aux alentours de la localité. Pour ce faire, rien de tel que d’étudier scrupuleusement les habitudes de déplacements des véhicules MSF. Et dans ce cadre, il y a un inévitable: le Kiss. C’est un peu de douceur sur des pistes rocailleuses…

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L’histoire de Sheleme et Kutuba

sheleme-et-kutuba.jpgSheleme et sa soeur jumelle Kutuba ont été admises dans un des centres de stabilisation que MSF a mis en place dans la région d’Oromiya suite à la situation nutritionnelle alarmante qui prévalait ces derniers mois dans cette région du sud de l’Ethiopie. Suivez pas à pas l’histoire de ces deux petites filles, de leur admission au centre jusqu’à leur rétablissement complet, à la grande joie du médecin qui les a suivies.

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Birmanie: trois mois après Nargis

myanmar-trois-mois-apres-le-cyclone-femme.jpgIl y a presque 3 mois, le 2 mai, le cyclone Nargis a frappé le Myanmar en dévastant des communautés entières et en détruisant plusieurs milliers de vies humaines. Tandis que le sujet disparaît de l’agenda des médias, le combat quotidien pour la survie continue dans la région la plus touchée du delta de l’Irrawaddy. Sophie Scott a visité les équipes de MSF qui mènent les opérations de secours sur place. Voici son témoignage.

© Eyal Warshawski

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Martissant en Haïti: première cause de mortalité, la violence

Martissant est un bidonville défavorisé de Port-au-Prince, la capitale de Haïti. Avec ses 300.000 habitants, c’est une banlieue à très forte densité de population. Les affrontements entre les différentes bandes et groupes armés isolent la population, confrontée à une situation d’insécurité totale. Ces attaques et le problème d’accès aux soins de santé de la population civile ont amené MSF à ouvrir un service d’urgence à Martissant, en décembre 2006. MSF peut y stabiliser l’état des patients et assurer le transfert des cas plus graves vers d’autres hôpitaux de Port-au-Prince.

MSF est actuellement la seule organisation qui apporte une aide médicale aux habitants de Martissant. Aujourd’hui, une action à plus grande échelle s’impose pour aider une population abandonnée à son sort dans un contexte de violence effroyable. Les services de santé publique doivent réinvestir cette zone et y assurer au minimum des services de soins de santé primaires.

© Massimo Mastrorillo

“No choice” (”pas le choix”)

Chaque année, des milliers de Somaliens et d’Ethiopiens risquent leurs vies pour traverser le golfe d’Aden afin d’échapper au conflit et à l’extrême pauvreté. Ce voyage n’est pas sans risque, ces personnes sont exposées à la violence des passeurs et ne reçoivent que très peu d’assistance à leur arrivée au Yémen. Les conditions sont tellement dures que beaucoup n’arrivent jamais à destination. Pour l’année 2007, on dénombre 1.400 morts et personnes disparues.

Outre l’assistance aux réfugiés à leur arrivée, une équipe mobile de MSF a récolté les témoignages de ces personnes. Voici ce qu’un Somalien d’une cinquantaine d’année décrit: « Ils vous frappent très violemment sur le bateau, ils ont des armes et des couteaux. Les conditions sur le bateau étaient tellement horribles que j’aurais préféré mourir plutôt que de subir les coups. Nous n’avions pas d’eau et rien à manger. C’est surpeuplé, les gens sont assis sur vous, vous ne pouvez pas bouger.» 

Images d’un calvaire qui se joue entre terre et mer.

© Angel Castillo/MSF

Souvenirs d’une vaccination

Par Azzad, responsable logistique en République démocratique du Congo.

rdc-azaad.jpgJe m’appelle Azaad et je suis le responsable logistique de l’équipe mobile d’intervention du Pool d’Urgence Congo.
Je viens de rentrer de la Province Orientale, après la campagne de vaccination contre la rougeole dans l’aire de santé de Makutano, dans la zone de Tshopo, à coté de Kisangani. Je ne vais pas vous parler des données médicales ou de la couverture vaccinale, car ce n’est pas mon domaine: je me suis occupé de la logistique et de l’organisation de la campagne, qui a été un succès, malgré les conditions difficiles dans lesquelles elle s’est déroulée. Dans cette zone, on ne peut se déplacer pratiquement qu’à pied: même les vélos – qui sont les moyens de transport officiel au Congo – ne peuvent pas rouler dans la forêt. Je pense qu’il est intéressant ici de vous raconter ce qui c’est passé du point de vue humain, de la fatigue et des satisfactions que j’ai éprouvées au cours de ces dernières semaines.

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Au Mali, parmi les Touaregs

mali.jpgFatouma sillonne l’Afrique depuis huit ans au fil des missions MSF : Burundi en 2000 puis Soudan, Niger, Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Guinée, Nigéria, République Démocratique du Congo, Sud-Soudan, Libéria…

Quelques jours après son retour du Zimbabwe, Fatouma repart pour le Mali. Objectif de l’équipe de trois personnes : ouvrir une mission dans la région de Kidal, située au nord est du pays, une zone où alternent les périodes de conflit et de trêve entre les autorités et la rébellion touarègue.

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Urgence nutritionnelle au sud de l’Ethiopie

La situation nutritionnelle observée par les équipes MSF dans certaines régions du sud de l’Ethiopie est très inquiétante. Depuis le 13 mai dernier, nos activités n’ont cessé de croître afin de pouvoir faire face à cette situation alarmante dans les régions d’Oromiya et dans le Région des nations, nationalités et peuples du Sud (SNNPR). “Nous avions prévu la prise en charge médicale et nutritionnelle de quelque 2.000 enfants sévèrement sous-alimentés en trois mois, mais nos équipes en ont déjà pris plus de 6.500 en à peine six semaines”, explique Stéphanie Barthès, infirmière nutritionniste qui rentre, interpellée, de ce qu’elle a vu dans la région d’Oromiya. “J’ai été choquée par l’état de certains enfants atteints de malnutrition sévère de type kwashiorkor qui ont des oedèmes tellement gonflés que leurs yeux ne sont même plus visibles. Dans certaines régions du sud du pays, j’ai vu une population réellement vulnérable et affamée”.

Une intervention d’urgence pour MSF alors que de nombreux expatriés s’envolent aujourd’hui pour renforcer l’équipe qui comptera désormais 50 expatriés et plus de 1.000 collaborateurs nationaux. Pour vous rendre compte du combat qu’il y a à mener, regardez plutôt cette vidéo.

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