Le drame de Bomboma
posté le 26 janvier 2010 |
catégorie RDCongo
Par Dr Hyppolite Mboma, Médecin PUC et Coordonnateur de l’intervention PUC en Equateur
Le conflit armé dans la Province de l’Equateur a provoqué un drame humanitaire dans la région. Le bilan fait état de centaines de personnes tuées et des milliers de déplacés externes et internes. MSF, par le biais du PUC, apporte un appui à deux structures sanitaires situées dans des villages à haut recensement de déplacés : un Centre de Santé de Référence à Bomboma et un Centre de Santé à Makengo.
Cela fait un mois que nous sommes ici à Bomboma, village situé à près de 200km de Gemena. Même ambiance, même décor, même drame. Des milliers de personnes ont parcouru des dizaines de kilomètres à pieds laissant tout derrière eux : maison, champs, biens, etc. Ils viennent du secteur de Dongo fouillant des atrocités générées par un conflit inter-ethnique opposant deux tribus, les Lobala et les Likola (associés aux Boba), depuis le 29 octobre 2009.
Les uns ont traversé la frontière du Congo Brazzaville. D’autres celle de la RCA. D’autres encore ont trouvé refuge dans des villages avoisinants. En l’absence de camps de déplacés à proprement parlé, ils partagent misère et promiscuité avec les populations locales. Ils sont dépourvus. Ils ont faim et soif. Ils manquent de tout. Certains sont malades et d’autres blessés par balle. Mêmes les centres de santé locaux sont débordés. Mon équipe et moi les consultons chaque jour par dizaine, voire plus, au Centre de Santé de Référence de Bomboma.
Notre tâche est d’autant plus compliquée qu’à part MSF, qui intervient sur l’axe Gemena Bokonzi, l’aide des autres acteurs humanitaires ne dépasse pas la ville de Gemena, compte tenu notamment du contexte sécuritaire et de la quasi inaccessibilité de la zone.
La coordination de cette intervention n’est pas facile. Chaque jour, je dois collecter des informations sur la sécurité, organiser quotidiennement le travail de toute l’équipe. En ma qualité de superviseur de l’intervention, je remplis également le rôle du Point Focal Médical. A ce titre, je dois également superviser les activités médicales dans les deux structures que nous appuyons (Bomboma et Makengo).
Au nombre de difficultés auxquelles nous devons faire face figure en bonne position la quasi inaccessibilité des zones. Par exemple, pour atteindre Makengo, il faut franchir une digue de 9 km, avec des ponts qui t’accueillent et parfois t’effrayent… En dépit de tout, le soucis d’aider et la volonté d’arriver au bout nous rendent chaque matin encore plus forts et davantage déterminés.








Quand Steve est arrivé à l'hôpital de Homa Bay au Kenya, il était malade. Son traitement de première ligne avait échoué. Tout ce que les médecins tentaient ne marchait pas. A seulement 12 ans, Steve était proche de la mort. Aujourd?hui, Steve va mieux, suit son traitement et a retrouvé le sourire.

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