Distribution de moustiquaires au Burundi

Arrivée depuis quelques jours au Burundi, l’ambiance animée, les gens qui vous saluent et vous sourient me replongent directement dans cette atmosphère typique et si chaleureuse de l’Afrique. Après un passage éclair à Bujumbura, je m’enfonce dans la province de Kayanza, au nord du pays où une épidémie de malaria s’abat sur la population depuis quelques semaines.

Les collines verdoyantes entrecoupées de routes en terre couleur de feu défilent pendant quelques heures pour arriver au bureau temporaire MSF établi pour l’urgence malaria. Objectif: casser la chaîne de transmission de la malaria en distribuant 60.000 moustiquaires en quelques semaines!

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 File d’attente pour l’enregistrement des représentants de chaque ménage de la colline de Nkango, première étape du circuit de distribution de moustiquaires. © Sébastien Page

Une distribution de moustiquaires, ça ne s’improvise pas si l’on veut avoir une petite chance que ce soit les populations qui en ont besoin qui les reçoivent et qu’elles les utilisent correctement. La vente des moustiquaires, en faire des jupons ou encore des abris pour les animaux, c’est plus que tentant pour ces populations qui ont à peine de quoi vivre et manger.

Les deux logisticiens responsables de la distribution de moustiquaires, Mabel et Sébastien ont déjà identifié les collines les plus touchées par la malaria.

Pendant que je m’occupe du recrutement des promoteurs de la santé qui vont jouer une pièce de théâtre pour expliquer aux populations comment installer les moustiquaires, l’équipe s’active pour préparer toute la logistique pour la distribution.

Quelques jours après, c’est parti. Avec une moyenne de plus de 2000 moustiquaires distribuées par jour, les journées sont courtes et le travail intense! Normalement, en quelques semaines on devrait avoir couvert toute la province.

Françoise Bocken, Promotrice de la Santé

Retour sur 10 crises humanitaires en 2009: VIH/Sida

hiv.jpg Financements au point mort, 7 millions de patients en attente d’antirétroviraux!

Isaac a 8 ans, il a perdu ses parents du VIH/Sida il y a 5 ans et vit avec sa grand-mère. Quand il avait 3 ans, il est tombé fort malade, il a fait son test VIH qui s’est avéré positif. Il est maintenant sous traitement antirétroviral et est en bonne santé.

Comme Isaac, toute personne vivant avec le VIH devrait avoir droit à un traitement antirétroviral et pourtant on est loin du compte ! A l’heure actuelle, plus de 7 millions de personnes vivant avec le VIH/Sida ont un besoin urgent de traitement antirétroviral et n’y ont pas accès. Elles risquent de mourir si elles ne sont pas mises sous traitement rapidement.

 En 2005, les dirigeants du monde entier se sont engagés, lors du sommet du G8 en Écosse, à soutenir un programme universel de traitement du sida d’ici à 2010. Cette promesse a permis de mettre sous traitement plus de 4 millions de personnes dans les pays en développement et a encouragé de nombreux gouvernements africains à déployer d’ambitieux programmes de traitement. Mais aujourd’hui, ces mêmes dirigeants reviennent sur leur engagement, abandonnant des gouvernements et des millions de personnes vivant avec le VIH/Sida à leur sort.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le VIH/Sida est la principale cause de mortalité des femmes en âge de procréer dans le monde, et est responsable de 40 % des décès d’enfants de moins de cinq ans dans les six pays détenant les taux de prévalence du VIH les plus élevés. Les décès dus au sida représentent 80 % du nombre total de décès au Botswana, et les deux tiers du nombre total de décès au Lesotho, au Swaziland et au Zimbabwe.

Les augmentations de budget, pour pouvoir soigner les millions de personnes vivant avec le VIH/Sida, ne sont pas à l’ordre du jour alors que les équipes médicales de MSF, qui délivrent un traitement ARV à 140 000 patients dans 30 pays, en constatent l’urgence.

Dans un projet géré par MSF en partenariat avec le Département de la Santé à Khayelitsha, Afrique du Sud, 16 % des patients sont en échec de traitement au bout de 5 ans. Un quart d’entre eux, qui sont ensuite passés à des médicaments de deuxième ligne, ont vu ce traitement alternatif échouer au bout de 2 ans. Sans un accès aux traitements de troisième ligne en Afrique du Sud, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays en développement, ces patients risquent à présent de mourir.

Le VIH/Sida reste une urgence pour de nombreux pays du Sud, il faut augmenter les financements, les personnes vivant avec le VIH/Sida ont tous droit à un traitement de qualité.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid

De Vincent Lambert, coordinateur médical au Burundi

A peine remis de notre intervention éclair à Gitega, la journée commence fort. Hé oui, lors de notre staff meeting matinal et journalier, notre logisticien, annonce, en toute simplicité et innocence, la présence de cas de choléra dans son quartier.

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7,5 millions de vaccins contre la méningite

Le Niger, le Nigeria et le Tchad se situent dans ce qu’on appelle la « ceinture de la méningite », expression indiquant que la région est touchée annuellement par la maladie. En 2009, la méningite a touché 56.000 personnes, un bilan particulièrement lourd, à l’origine de 2.000 décès.

La méningite à méningocoque est une infection bactérienne des méninges. Contagieuse et particulièrement mortelle, la méningite peut tuer un malade en quelques jours seulement. En l’absence de traitement, la moitié des malades meurent. Et même moyennant traitement, un patient sur dix ne survit pas. Cette année, 97% des patients ayant bénéficié d’un traitement ont cependant survécu.

Comme la maladie se propage très rapidement, il est capital de mettre un traitement en place le plus rapidement possible. Au Niger, au Nigeria et au Tchad, MSF a travaillé en coopération avec les ministères de la Santé. L’organisation a, non seulement soigné les malades, mais aussi vacciné plus de 7,5 millions de personnes. Tout cela en un peu plus de deux mois, dans le cadre de la plus grande campagne de vaccination jamais organisée par Médecins Sans Frontières.

Le logisticien belge, Alexis Moens, vient juste de rentrer d’Aguie, dans la région de Maradi, au Niger, où il a géré la coordination des activités de MSF. Voici ce qu’il rapporte de cette campagne de vaccination.

Voix française: Gregory Vandendaelen

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Journée mondiale de la tuberculose: “Je veux un test qui marche!”

Journée mondiale de la tuberculose A l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, le 24 mars, MSF présente un recueil de témoignages vidéos de différents patients pris en charge dans ses projets en Géorgie, en Inde et au Kenya.

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Pas toucher !

zimbabwe-cholera-enfant_2.jpgLa semaine dernière, vous avez pu découvrir les écrits de Joanna en visite dans un bidonville de la capitale du Zimbabwe, Harare, en proie à une des plus graves épidémies de choléra que le pays ait jamais connu (voir post précédent).

L’épidémie de choléra, qui a éclaté en août 2008, a pris des dimensions sans précédent au Zimbabwe. MSF a traité plus de 45.000 personnes. Les raisons de l’épidémie ne font aucun doute: manque d’accès à l’eau potable, conduites d’égout détruites ou bouchées, déchets non collectés. Autant de symptômes de l’effondrement des infrastructures lié à la faillite économique et politique du pays.

Voici la suite de ses écrits.

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A Dziva avec “sale ragot”

joanna_2jpg.jpgJoanna est Grecque-américaine. Elle travaille comme responsable de la communication dans deux villes du Zimbabwe, Bulawayo et Beitbridge, où elle couvre une large gamme de sujets allant des programmes VIH/sida aux interventions d’urgence mises en place par MSF. En ce moment, elle couvre l’urgence choléra. Visite d’un bidonville de la capitale Harare en sa compagnie.

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Mais où est passée ta montre?

maartje_1-300jpg.jpgInfirmière néerlandaise, Maartje Hoetjes, 28 ans, travaille à l’hôpital MSF de Mweso, en République démocratique du Congo, depuis septembre 2008. Avant de rejoindre MSF, elle était infirmière pédiatrique à l’hôpital pour enfants d’Amsterdam. Elle a d’abord travaillé avec MSF à l’hôpital général de Kindamba, une petite ville au nord de Brazzaville, en République du Congo. Dans ce texte, elle évoque les petits tracas de tous les jours qui reflètent la réalité de la vie quotidienne dans les contextes d’intervention de MSF.

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Le costume: tout un art

evelyne-frauman.jpgEvelyne Frauman est originaire de Bruxelles. Elle a 28 ans et est ingénieur agronome. C’est sa troisième mission pour Médecins Sans Frontières (après le Sud-Soudan et la Birmanie). Evelyne est spécialisée en hygiène et assainissement de l’eau, un profil très demandé sur des interventions comme une épidémie d’Ebola, qui demande des mesures d’hygiène strictes et le suivi d’un protocole méticuleux afin d’éviter toute contamination. Elle nous écrit de Kampungu, dans la province du Kasaï Occidental en République démocratique du Congo.

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Un Noël pas comme les autres…

Ebola en République démocratique du Congo.

Par Luis Encinas, coordinateur d’urgence MSF

luis-encinas-2.jpgLuis Encinas, infirmier urgentiste, a débuté avec MSF au Libéria en 1994. Une trentaine de missions sur le terrain dont notamment l’Angola, l’Afghanistan, Haïti, le Cambodge, le Soudan, la RDC, le Tchad et la Colombie où il a travaillé comme infirmier anesthésiste dans des programmes de formation ou chirugicaux, en nutrition mais également dans la lutte contre des épidémies comme le choléra ou les FHV, et les catastrophes naturelles. Depuis avril 2008, il travaille au siège de MSF à Bruxelles comme coordinateur des opérations. La semaine précédant Noël, il est parti sur le terrain avec une équipe experte pour l’investigation des cas suspects Ebola et le démarrage du projet. Voici le journal de bord qu’il a rédigé à cette occasion.

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