Ecris que tu m’embrasses

critique

Autour d’une tasse de bon café, quatre femmes parlent de la vie, du quotidien. Il y a là Mireille, Lucie, la Fouine. Et puis Josée, la maîtresse de maison. Ou plus exactement, la maîtresse intérimaire puisque Josée est là pour garder la maison de son cousin Simon, parti à la guerre.

Un recruteur, soucieux d’atteindre son quota, l’a déclaré bon pour le service. Alors Josée, la cousine, est arrivée de nulle part pour garder la maison. Et depuis, elle prépare régulièrement le meilleur café de la région pour un petit groupe de femmes. Les épouses des amis de son cousin, eux aussi partis à la guerre.

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L’homme gris

critique

 Un père parle à sa fille dans une chambre d’hôtel et l’alcool ouvre les vannes des frustrations d’une vie. Des mots anodins d’abord, cruels ensuite. « Si tu n’avais jamais été là avec ta maladie, on ne se serait jamais disputés… » La cible de ces lacérations verbales ? Sa fille, frêle femme qui se tait, observe et vomit littéralement le discours de son père. A l’aube, elle pose l’acte tragique qui arrête le flot des mots.

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Théâtre de la Balsamine

Du belge et rien que du belge dans cette livraison de théâtre, de danse et de spectacles jeune public. Des créations comme s’il en pleuvait, une belle place réservée aux jeunes metteurs en scène et, curiosité de l’année, deux opéras (« La flûte enchantée » et « Ismène », pour lequel on note la participation de bon augure de Guy Cassiers). On attend bien sûr les créations d’autres grosses pointures comme Martine Wijckaert (« Le territoire ») ou Pietro Varrasso (« Naissance du jongleur » et « Le Papalagui »). C.Ma.

ADRESSE
1 avenue Félix Marchal, 1030 Bruxelles (Schaerbeek)
ABONNEMENT
Inexistant
INFOS
02-735.64.68 ; www.balsamine.be

- Du 24 septembre au 18 octobre 2008 : « Le territoire », de Martine Wijckaert, mise en scène de l’auteure.
- Du 4 au 8 novembre : « La flûte enchantée », de
Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scène de Claire Gatineau.
- Du 13 au 15 novembre et du 20 au 22 novembre : « Ismène », de Yannis Ritsos, mise en scène d’Enrico Bagnoli.
- Du 9 au 20 décembre : « This is not a love song », de Sofie Kokaj, mise en scène de l’auteure.
- Les 26 et 27 décembre : Noël au Théâtre.
- Les 28 et 29 décembre : Pochette surprise (festival international autour du théâtre d’objet).
- Du 3 au 21 février 2009 : « Naissance du jongleur », de Dario Fo, et « Le Papalagui », de Pietro Varasso, mise en scène de Pietro Varrasso.
- Les 6 et 7 mars : Tomassenko (musique).
- Le 19 mars : « Cajou », de Patrick Lerch, mise en scène de Geneviève Damas.
- Du 24 mars au 4 avril : « D’Œdipe », d’après Sophocle, mise en scène de Sabine Durand.
- Du 21 au 25 avril : « Avaler l’océan », de Jean-Marie Piemme, mise en scène de Sofia Betz.
- Juin : festival Danse Balsa Marni.

« Le Papalagui » ou la nature de l’homme blanc

Pietro Varrasso offre le regard dérangeant d’un « primitif » sur la civilisation.

 PORTRAIT

Il voulait être ornithologue. Finalement, c’est avec le regard d’un aigle qu’il survole le monde dans ses mises en scène (« The Island », « KIDS », etc.). « Tout petit, je passais des heures dans les bois avec mes jumelles à observer les oiseaux, nous confie Pietro Varrasso. A l’école j’adorais la biologie et regarder les choses au microscope. Cette envie de savoir comment la vie fonctionne, ça m’est resté. » Très vite, ce fils d’immigrés italiens bifurque vers le théâtre, un théâtre loin du répertoire mais proche de la nature, de notre nature.

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Bérénice

critique

 Est-il plus tragique d’aimer et de ne pas l’être en retour ou d’aimer et d’être aimé… mais de ne pouvoir vivre cet amour ? Dans Bérénice de Racine, les deux situations sont finalement renvoyées dos à dos.

Titus aime Bérénice et Bérénice aime Titus. Mais Titus, succédant à son père comme empereur de Rome, ne peut épouser une reine étrangère. Il hésite, faiblit, tergiverse mais la loi restera la plus forte et Bérénice retournera en son royaume.

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Un fils de notre temps

CRITIQUE

Un jeune homme déboussolé, dans une époque troublée, tente de trouver un sens à sa vie et se laisse séduire par les discours simplistes qui s’imposent de plus en plus.

Ce pourrait être un jeune nationaliste adhérant aux idées du Vlaams Belang, un jeune musulman plongeant dans le fondamentalisme, un jeune délinquant virant au terrorisme… Dans Un fils de notre temps, roman d’Odon von Orvath, c’est un jeune Allemand succombant aux sirènes du nazisme. Rien de vraiment politique dans son engagement. Dans cette période de crise qui ressemble furieusement à l’époque actuelle, le jeune homme cherche désespérément à se raccrocher à un idéal qui pourrait le sortir de la médiocrité. Ce sera le nazisme, la guerre, la mort de son chef, une balle dans le bras, la découverte de l’inanité de son engagement…

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Le rêve d’un homme ridicule

critique

 Dans son fauteuil, un demi-sourire, la main caressant le menton, Pierre Laroche regarde les spectateurs entrer dans la petite salle en cave du Public. Le voilà debout, malicieux, qui se transforme en chef de chœur pour qu’ensemble, nous chantions « La mer » de Charles Trenet ! Pierre, lui, n’est pas un « fou chantant », simplement un « homme ridicule », tel que Dostoïevski l’a campé dans son Journal d’écrivain, en 1877. Un homme sans intérêt, à qui tout devient indifférent, même l’appel au secours d’une petite fille misérable dans une rue lugubre.

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Chatroom

critique

Les murs du Poche tremblent encore au nom d’Enda Walsh, de son Disco pigs endiablé en 1999. Le dramaturge londonien d’origine irlandaise (né en 1967) revient avec le très bref mais tout bon Chatroom (2005), mis en scène par Sylvie de Braekeleer. Vous voilà invités dans un cyberespace de discussions à propos de « sujets coriaces ».

Six adolescents dialoguent dans le confort anonyme de leur chambre. L’enfance est à peine larguée, mais certains ricanent déja de Charlie et la chocolaterie, de Harry Potter. Les filles se sentent trahies par Britney Spears… Et si les uns pensent encore à « faire leurs devoirs » d’autres cherchent une « véritable cause à défendre, un acte à poser », coriace, cela s’entend. Leur chat croise le mal-être dépressif de Jim, cherchant une bouée sur le net. Eva et William font cause commune dans le cynisme. Leur cause à défendre, ce sera de pousser Jim au suicide ! Chatroom est l’histoire d’une manipulation cruelle dont on ne vous ne dévoilera pas l’issue, un suspens, certes, mais pas seulement. Ces adolescents croisent leurs inquiétudes, leurs espoirs, leurs solitudes et si les uns dérapent dangereusement, d’autres ne manquent pas de jugeote.

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Cet enfant

CRITIQUE

 Parents modèles, soyez prévenus : Cet enfant, que Thierry Debroux met actuellement en scène au Public, risque de bousculer vos certitudes. Adolescente faisant un gosse pour se venger de sa mère, père malade en butte à la violence verbale et physique de son jeune fils, mère castratrice, père écrasant… tous les personnages viennent bousculer nos idées reçues sur les grandes valeurs familiales.

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Palais des beaux-arts Eden

CHARLEROI

Gargantuesque ! Il n’y a pas d’autres mots pour décrire cette nouvelle saison. Les Carolos peuvent s’en frotter les mains. Surtout les plus jeunes, qui n’auront que l’embarras du choix face à une dizaine de spectacles parmi lesquels on ne saurait trop recommander « Tête à claques », « Le cheval bleu » et « Un monde presque parfait ». Le PBA/Eden a eu la bonne idée également de mettre à l’honneur un des auteurs et metteurs en scène français les plus en vue du moment, Joël Pommerat, accueillant trois de ses spectacles pour nourrir des rencontres publiques avec l’artiste. Pour le reste, on ne peut que vous livrer quelques-uns de nos coups de cœur parmi les nombreuses reprises : ne manquez pas, mais alors surtout pas, « Dialogue d’un chien avec son maître sur la nécessité de mordre ses amis », de Jean-Marie Piemme, « Le Revizor », de Nicolas Gogol, et « Mefisto for ever », de Tom Lanoye, ce dernier spectacle ayant fait fureur dans le In du Festival d’Avignon 2007. C.Ma.

ADRESSES
- Palais des beaux-arts : 1 place du Manège ; 071-31.12.12
- Eden : 3 boulevard Jacques Bertrand ; 071-20.29.99
- Ecuries : 65c boulevard Pierre Mayence
ABONNEMENT
Diverses formules
INFOS
www.pba.be

- Les 10 et 11 septembre 2008 : « Oh suivant ! », de et par D’irque et Fien (cirque).
- Les 18 et 19 septembre : « Métamorphoses », de Frédéric Flamand, avec le Ballet National de Marseille.
- Du 7 au 10 octobre : « Dialogue d’un chien avec son maître sur la nécessité de mordre ses amis », de Jean-Marie Piemme, mise en scène de Philippe Sireuil.
- Les 19 et 22 octobre : « Le moulin à paroles », par le Théâtre du Papyrus (jeune public).
- Du 24 octobre au 1er novembre : festival Charleroi bis-ARTS.
- Du 4 au 7 novembre : « François Mailliot », de René Bizac, mise en scène d’Emmanuelle Mathieu.
- Du 16 au 19 novembre : « Tête à claques », par les Ateliers de la Colline (jeune public).
- Du 20 au 22 novembre : « For all the wrong reasons », de Lies Pauwels, mise en scène de l’auteure.
- Les 21 et 22 novembre : « Le Revizor », de Nicolas Gogol, mise en scène de Michel Dezoteux.
- Le 6 décembre : « Le barbier de Séville », de Rossini, mise en scène de Stefano Mazzonis di Pralafera.
- Les 7 et 10 décembre : « Où est passé Mozart ? », par le Théâtre de l’Anneau (jeune public).
- Les 11 et 12 décembre : « Mefisto for ever », de Tom Lanoye, mise en scène de Guy Cassiers.
- Du 3 au 5 janvier 2009 : « Le Petit Chaperon rouge », de Joël Pommerat, mise en scène de l’auteur (jeune public).
- Le 9 janvier : « La chauve-souris », opérette de Johann Strauss fils.
- Du 12 au 20 janvier : « Princesse Turandot », de Carlo Gozzi, mise en scène de Dominique Serron.
- Les 25 et 28 janvier : « Le cheval de bleu », par l’Agora Théâtre (jeune public).
- Du 2 au 7 février : « Les fourberies de Scapin », de Molière, mise en scène de Christine Delmotte.
- Les 8 et 11 février : « A l’ombre des arbres », par la Cie Félicette Chazerand (jeune public).
- Les 15 et 16 février : « Un monde presque parfait », de et avec Soufian El Boubi (jeune public).
- Du 17 au 21 février : « Le silence des communistes », d’après Vittorio Foa, Miriam Mafai, Alfredo Reichlin, mise en scène de Jean-Pierre Vincent.
- Du 2 au 6 mars : « Kiwi », de Daniel Danis, mise en scène de l’auteur.
- Les 12 et 13 mars : « Singhet ende Weset Vro » (Chantez et soyez joyeux), par Union Suspecte, mise en scène de Ruud Gielens.
- Du 15 au 18 mars : « En blanc », par le Théâtre Musical Possible (jeune public).
- Du 16 au 19 mars : « Tourniquet », par Abattoir Fermé, mise en scène de Stef Lernous.
- Du 23 au 27 mars : « Face de cuillère », de Lee Hall, mise en scène de Catherine Brutout.
- Le 27 mars : « Arsène Lupin banquier » (opérette), par la Cie Les Brigands.
- Le 28 mars : « La Edad de Oro » (danse flamenco), d’Israël Galvan.
- Le 1er avril : « La Traviata », de Giuseppe Verdi, mise en scène de Stefano Mazzonis di Pralafera.
- Les 1er et 5 avril : « Tout ce qui nous sépare », par la Cie Nyash (jeune public).
- Du 16 au 24 avril : « Les monologues voilés », d’Adelheid Roosen, mise en scène de l’auteure.
- Du 8 au 16 mai : festival Bis-ARTS 2hors.
- Les 22 et 23 mai : « Cet enfant », de Joël Pommerat, mise en scène de l’auteur.
- Les 29 et 30 mai : « Au monde », de Joël Pommerat, mise en scène de l’auteur.