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Les leçons d’une immersion française

02-beatrice_pyt.JPGUn Soir de France, un Soir d’exception française. Quarante pages rédigées depuis Paris et Lille. Toute l’actualité politique, internationale, économique, sportive, régionale et culturelle vue au travers du prisme hexagonal. Quinze journalistes du « Soir » ayant élu domicile français pendant plusieurs jours pour vous livrer leurs reportages et interviews, sept des plus brillants et influents éditorialistes français livrant aux lecteurs du « Soir » leur vision des enjeux de cette élection présidentielle.
Pourquoi cette immersion dans un pays dont nous devrions pourtant déjà tout connaître, tant nous l’avons arpenté, ce pays que nous aimons tant ? Quatre raisons.

Ecoutez Béatrice Delvaux, rédactrice en chef, au micro de Charline Vanhoenacker

Ecoutez aussi les commentaires de notre envoyée permanente à Paris, Joëlle Meskens au micro de Charline Vanhoenacker

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Qui suis-je? Où vais-je? Etc.

Les problèmes identitaires belges se nichent partout, même dans les endroits les plus improbables. A L’Equipe, Pierre Callewaert est co-responsable de la page “Prolongations” avec son collègue Philippe Lyonnet. Callewaert, fusion de Callebaut et Snauwaert? Qui sait? Pas de doute, vu de Paris, l’homme est bien d’outre-Quiévrain comme ces deux marques immortelles. “Je suis né à Uccle et j’ai grandi à Mouscron, confirme-t-il. Et aujourd’hui, je vis en France”. Au-delà de ce qu’il mettra le lendemain dans le quotidien qui l’emploie, une question le taraude à la vue de ce confrère venu du “Soir” de Bruxelles: “Si les Wallons et les Flamands se séparent un jour, comment va-t-on déterminer la nouvelle nationalité des expatriés?” Un ange passe. J’avais pensé à tout (ou presque) sauf à ça…

(Ph. V.W.)

Le blind test de Charline Vanhoenacker

C’est Jean-Marie Wynants, journaliste au service culture, qui en est la victime…

Première partie : jean-marie1.mp3

Deuxième partie : jean-marie2.mp3

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Un reportage photographique de Pierre-Yves Thienpont

Pied de nez

Je me suis retiré quelques heures dans ma chambre pour écrire un énième reportage sur les frasques de Jean-Marie Le Pen. L’intolérance est partout : jamais mes collègues du « Soir de Paris » n’auraient accepté que j’enlève mes chaussettes.
Eh, c’est qu’on a les pieds qui chauffent à force de traverser cette ville. Ce matin encore, de la place Saint-Augustin jusqu’à la place de l’Opéra. Ce n’est pas la traversée de l’Antarctique, mais à force de zigzaguer entre ces zigues de frontistes, on se choppe des pieds-paquets. Les arpions comme la tête de veau se transforment en gelée.
« Le macadam, c’est l’ennemi », disent les vieux gauchistes. « Impossible de désosser la chaussée et de balancer des pavés ». Las ! aujourd’hui, l’asphalte n’est plus qu’une incitation à chausser des birkenstock. Les pavés ne trouvent plus grand monde pour les balancer. Le Pen et ses sympathisants sont à ce point intégrés dans le paysage politique français qu’on dirait une promenade de santé pour fascistes en voie de liquéfaction. Et c’est du Monsieur Le Pen par ici. Et du Monsieur Le Pen par là. Casse-pieds tout ça.
Le métro parisien, c’est tout compte fait reposant. Surtout un 1er mai, jour où le travail se fête en espadrilles. Juste l’impression de faire la taupe à longueur de journée. Appelez-moi Augraphie et je vous botte l’arrière-train.
Demain, marche forcée sur les bayrouistes et Bures-sur-Yvette. Vous vous rendez compte : sur Yvette ! Mieux vaudra sur le paillasson d’abord bien s’essuyer les pieds.

P.Ma

Bouclez-la!

On croyait boucler dans les temps. Le wifi tient bon. Les journalistes reviennent un à un. Les dessins de Fluide sont dans les temps, envoyés depuis les quatre coins de Paris, de France et de Navarre (!). Ils rebondissent via mail jusqu’à Bruxelles. Et atterrissent dans les pages. Tout irait bien s’il ne fallait envoyer aux télés la une qu’on croyait boucler dans… quatre heures. Gros débats sur le titre, l’emplacement du dessin. On finit par la lâcher. Le fichier doit être généré à Bruxelles et envoyé par mail. En attendant, le gsm de Jurek sonne et… on en profite pour chanter un joyeux anniversaire à Edouard. Bouclez-la! Il paraît que David Coppi a du mal à entrer dans le stade tout proche où un concert se donne lors du meeting de Ségolène Royal. Plus de trente mille supporters et lui et lui et lui… Pierre-Yves Thienpont vient de livrer ses reportages sur le 1er mai du Front national après un saut à la rédaction de l’Equipe et des Echos. Et il repart rejoindre David. Lui au moins, il aura vu Paris… Bouclez-la!

Didier D’Artois

Le Fluide se coupe en quatre

« Et vous auriez la photo de Jean Daniel en haute définition ? Et le fichier PDF de votre couverture de ce mercredi 2 mai, ‘Le choc des valeurs’ ? »
Malgré le tumulte, Catherine Rode, du « Nouvel Observateur », n’a pas ménagé ses efforts pour satisfaire les besoins du « Soir ». Char-mante !

L’hebdo de la rue de la Bourse n’a pas fait le pont du premier mai, il est « sur le pont », présidentielles obligent, et trouve encore l’énergie, entre deux réunions sur le futur chemin de fer du 7 mai, de répondre aux questions ahuries des confrères belges.
L’édito de Jean Daniel ? 2900 caractères, ça roule… Y’en a un peu plus, je vous l’met ? La ruche continue à tourner, Jérôme Garcin passe dans un sens, Jean-Paul Mari dans l’autre. Michel Labro a cinq minutes ? Non ?

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Avant le match, c’est pas après le match!

Fabien Barthez ne fait pas que des vagues à Nantes. Au siège de L’Equipe, le “divin chauve” a provoqué, malgré lui cette fois, un sacré débat lors de la conférence de rédaction de mardi après-midi. En cause, la légende d’une énorme photo parue lundi en page 3 montrant le gardien la tête contre le mur. “Nantes vient d’encaisser sa seizième défaite de la saison en Ligue 1. Fabien Barthez fait le vide avant de réintégrer ses vestiaires”, peut-on lire. Problème, la photo a été prise avant le début du match si l’on se réfère à ses chaussettes et ses crampons imaculés. La tromperie n’est pas volontaire mais bien réelle. Un problème de communication entre le service football et le service photo, argumentent les responsables des deux entités concernées. Les regrets sont unanimes. Mais pour l’envoyé spécial, un petit soulagement: même à L’Equipe, l’erreur peut se produire. Et, comme ailleurs, elle est humaine. Ouf…

(Ph. V.W.)

Edwy Plenel explique sa collaboration au projet

Plenel

Un reportage de Charline Vanhoenacker

David Coppi commente sa rencontre avec Jean-Marc Ayrault

Commentaire

Jean-Marc Ayrault est le Président du groupe socialiste à l’assemblée nationale.

Un reportage de Charline Vanhoenacker