Le monde au bout du conte

Théâtre Ovation pour la millième de Tshibanda au Cirque Royal
L’incroyable succès de « Un fou noir au pays des Blancs » prouve que notre société a une énorme soif de valeurs.

Deux mille personnes debout, qui font une ovation à un artiste. Quand on n’est ni rockeur ni star de cinéma, mais conteur africain, l’image vaut son pesant d’espoir pour la société que nous formons.

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Quand l’opéra interpelle l’Histoire

paris

de notre envoyé spécial


Quand il cesse de penser aux dieux, l’opéra se tourne volontiers vers l’Histoire et ses héros. Entre l’anecdote ressuscitée et la réflexion sur le destin des hommes, les metteurs en scène relisent les textes. Mais comment ceux-ci parlent-ils au public contemporain ?

Le Giulio Cesare de Haendel a du souffle quand il évoque la grandeur de César ou la douleur de Cornelia, la veuve de Pompée, et du charme quand il décrit la coquetterie sensuelle de Cléopâtre. A la tête de ses Talents Lyriques, plus attentifs qu’imaginatifs, Christophe Rousset joue la carte du raffinement guindé. Cette direction soutient habilement les nuances exquises du chant d’Andreas Scholl, mais ne parvient pas à imposer la puissance du personnage. Irina Brook mène allégrement l’action vers la farce déjantée. Nous sommes au milieu d’une querelle de tribus en plein désert, avec un Jules César qui joue les Lawrence d’Arabie. Gags et clins d’oeil sont gentiment sympas, mais sinistrement réducteurs. Rosemary Joshua développe en Cléopâtre des talents de meneuse de revue, mais les paillettes ont tué l’émotion.

MARTIN,SERGE

Strip-tease, ou effeuillage artistique ?

Danse « Nightshade/Belladonne »
De grands noms de la danse contemporaine déplacent le strip-tease du peep-show à la scène.

CRITIQUE

 Proposer, sur scène, des stripteaseurs professionnels chorégraphiés par des grands noms de la danse contemporaine suffit-il pour prétendre à un acte artistique ? Déplacer le strip-tease de l’intimité voyeuriste d’un peep-show pour le transposer au regard non moins voyeur, mais plus esthétique, de spectateurs dans un théâtre suffit-il pour transformer ces créatures de la nuit en artistes ? La réponse varie selon les sept actes de Nightshade/Belladonne, un spectacle audacieux, mais inégal, concocté par la maison de production Victoria.

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Strip-tease, ou effeuillage artistique ?

Danse « Nightshade/Belladonne »
De grands noms de la danse contemporaine déplacent le strip-tease du peep-show à la scène.

CRITIQUE

 Proposer, sur scène, des stripteaseurs professionnels chorégraphiés par des grands noms de la danse contemporaine suffit-il pour prétendre à un acte artistique ? Déplacer le strip-tease de l’intimité voyeuriste d’un peep-show pour le transposer au regard non moins voyeur, mais plus esthétique, de spectateurs dans un théâtre suffit-il pour transformer ces créatures de la nuit en artistes ? La réponse varie selon les sept actes de Nightshade/Belladonne, un spectacle audacieux, mais inégal, concocté par la maison de production Victoria.

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Strip-tease, ou effeuillage artistique ?

Danse « Nightshade/Belladonne »
De grands noms de la danse contemporaine déplacent le strip-tease du peep-show à la scène.

CRITIQUE

 Proposer, sur scène, des stripteaseurs professionnels chorégraphiés par des grands noms de la danse contemporaine suffit-il pour prétendre à un acte artistique ? Déplacer le strip-tease de l’intimité voyeuriste d’un peep-show pour le transposer au regard non moins voyeur, mais plus esthétique, de spectateurs dans un théâtre suffit-il pour transformer ces créatures de la nuit en artistes ? La réponse varie selon les sept actes de Nightshade/Belladonne, un spectacle audacieux, mais inégal, concocté par la maison de production Victoria.

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« Modèles vivants », l’art d’être tout nu

Prix de la critique du meilleur espoir masculin 2006-2007 : Cédric Juliens.

CRITIQUE

CATHERINE MAKEREEL

 La nudité est un vêtement dont on ne se défait pas aisément. C’est ce qu’illustre brillamment Modèles vivants, de Régis Duqué, un monologue dévoilé au Théâtre de l’L, à Bruxelles, dans le cadre du festival « Enfin seul », ce vivier incontournable de la jeune création.

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Touzani nous rêve en bonobos

Spectacle « Liberté, égalité, sexualité », au KVS
« Faites l’amouR, pas la guerre » : c’est le bilan tendre, mais un peu maigre, du nouveau solo de Sam Touzani.

critique

 Le doute plutôt que la certitude, l’humanisme plutôt que l’intégrisme, la foi en l’homme plutôt que le dogme religieux : malgré son titre en slogan, Liberté, égalité, sexualité est le solo d’un homme qui n’est sûr de rien. « Mon père était un tirailleur marocain. Moi, je suis un nouveau tiraillé belge », lâche Sam Touzani, au début d’un long et courageux spectacle, coécrit avec Bernard Breuse et mis en scène par Ruud Gielens.

Long, car il dure près de deux heures, mais aussi parce qu’il connaît des hauts et des bas. Courageux, parce que Touzani y dépasse largement l’exercice du farceur, au profit d’un essai, quasi philosophique, sur l’une des lacunes essentielles de nos sociétés modernes : notre incapacité à penser par nous-mêmes.

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Quand le cirque math les formes

Attention, phénomène ! Dans « Secret », la science démultiplie la poésie, exponentielle et démentielle. Sous chapiteau à Namur.

Devinette : quelle est la différence entre un point, une piste de cirque et le monde ? Il n’y en a pas. Le point, grossi des milliers de fois, c’est le disque, la sphère, la scène du cirque, notre planète, etc. Serait-ce donc pour comprendre l’univers que Johann Le Guillerm axe Secret sur ce point, qu’il soit grain de poussière, point de vue ou géométrie circulaire ? « Mais c’est difficile à décrire : il faut le voir », avoue-t-il, lucide et honnête.

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Une solitude partagée, c’est magnifique

Prix de la critique pour le meilleur spectacle de danse 2006-2007.
Un spectacle plein d’émotion, d’humour et de mystère, aux Tanneurs. A voir par tous les publics.
critique

JEAN-MARIE WYNANTS

Deux hommes qui n’en forment plus qu’un. Deux corps qui se complètent, se confondent, fusionnent dans la pénombre. Deux danseurs pour dire les pensées d’un homme, sa perception des choses, ses émotions, ses souvenirs, son combat avec lui-même. Sur le plateau des Tanneurs, Eric Domeneghetty et Jaro Jinarsky sont époustouflants dans Holeulone, une chorégraphie de Karine Ponties.

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Monologue toujours, tu m’intéresses

Austère et classique, le monologue ? Non mais franchement ! Allez plutôt découvrir A cheval sur la vague, d’Antoine Defoort, qui décompose les sons d’un « stabat mater » pour y juxtaposer les cris de supporters de foot, quand il ne fait pas des borborygmes avec la bouche et ne souffle pas dans une flûte avec les narines.

CATHERINE MAKEREEL

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