Le roi d’Ys

*** Le seul opéra français dans cette saison transalpine. La mise en scène de l’opéra héroïque d’Eduard Lalo, signée Jean-Louis Pichon, regorge d’effets spéciaux. Ce sera l’unique occasion d’entendre dans la fosse le talentueux directeur musical de l’ORW : Patrick Davin. (S.M.)

Le jardin / Le salon / Le sous-sol

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Créées séparément, les trois parties de la trilogie de Peeping Tom sont ici programmées successivement. Mêlant cinéma, théâtre dansé, musique, chant, les trois pièces nous plongent dans un univers de déchéance, de déclin, d’existences ratées. L’humour est également très présent dans cet ensemble qui joue notamment sur le rapport entre les vivants et les êtres disparus. (J.-M.W.)

Erase-E(x) 4, 5, 6

**Imaginé et interprété par la danseuse et chorégraphe Johanne Saunier et son complice Jim Clayburgh, le cycle « Erase-E(x) » voit une succession d’artistes effacer l’œuvre de leur prédécesseur pour se la réapproprier. Après The Wooster Group, Anne Teresa De Keersmaeker et Isabella Soupart, les épisodes 4, 5 et 6 sont pris en charge par le vidéaste Kurt d’Haeseleer, le compositeur Georges Aperghis et Johanne Saunier elle-même. Un travail toujours passionnant, quoique plus inégal. (J.-M.W.) 

Quand la société a mal au travail

Théâtre « Les marchands »
Le travail fait-il de nous des esclaves ? A travers l’univers de Pommerat, le Théâtre National s’interroge.

Dans les réunions de famille, ou au bar du coin, un seul thème éclipse l’avenir de la Belgique : celui de nos emplois. Tous les sondages le disent, le travail est notre préoccupation principale. Les sursauts financiers venus des Etats-Unis, la compétition du milliard de Chinois, les délocalisations, les mégafusions d’entreprises et, plus insidieux, la vague de suicides chez Peugeot, les sujets d’inquiétude ne manquent pas.

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Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ?

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Sous l’œil de Jaco Van Dormael, conseiller conjugal, Eric De Staercke, Serge Bodart et Sandrine Hooge jouent la quête de l’inaccessible amour qui ne s’arrête jamais. Et c’est absolument irrésistible ! Jeu clownesque, humour frais ou assassin, musique ludique et inventivité constante font de ce spectacle un must absolu. (L.A.)

La demoiselle

Elle est belge, belle, intelligente, idéaliste et… seule. A 30 ans bien sonnés, elle cherche toujours le prince charmant. En contrechamp de la comédie d’une femme en quête d’un peu de poudre de perlimpinpin sur le jaune des frites, Jean-Pierre Dopagne compose la parabole d’un pays appelé Belgique. Hélas, cela ne relève guère la sauce d’un texte où les clichés s’enfilent les uns après les autres. (M.F.)

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