Théâtre de l’Ancre - Charleroi

-  Du 22 novembre au 8 décembre : « La nuit, toutes nos nuits », de Pascal Crochet, par le Théâtre Par-Delà, mise en scène de l’auteur.
– Du 13 au 15 décembre : « Nachtschade/Nightshade/Belladonne/Nachtschatten » **, par Victoria, chorégraphies d’Eric De Volder, Caterina Sagna, Vera Mantero, Alain Platel, Johanne Saunier, Claudia Triozzi, Wim Vandekeybus.
– Du 17 au 19 janvier 2008 : « L’enlèvement de la reine », de Florence Delay et Jacques Roubaud, par le Théâtre de l’Ancre.
– Du 6 au 22 mars : « Regarde maman, je danse », de Vanessa Van Durme, mise en scène de Franck Van Laecke.
– Du 17 au 19 avril : « Morgane contre Guenièvre », de Florence Delay et Jacques Roubaud, par le Théâtre de l’Ancre.
– Les 23 et 24 avril : « Rouge décanté », d’après Jeroen Brouwers, par Het Toneelhuis, mise en scène de Guy Cassiers.

– Du 11 au 21 juin : « Tout ça du vent », de et par Philippe Grand’Henry, mise en scène Françoise Bloch. 

Sur le web : www.ancre.be

Adresse : 122 rue de Montigny

Infos : 071 31 40 79

Le retour en famille de l’enfant prodige

 

 

 « Tout ça du vent » est à Charleroi. Retour

en terre natale pour Philippe Grand’Henry.

  Philippe Grand’Henry pouvait-il imaginer en 1992, improvisant une performance sur le thème de sa mère au Conservatoire de Liège, que seize ans plus tard, il n’aurait toujours pas coupé le cordon ombilical avec ce projet devenu une pièce acclamée par le public et par la presse – qui l’a élue meilleur seul-en-scène en 2001. Depuis sa création, Tout ça du vent semble animé d’un souffle inépuisable. Après de nombreuses escales, le spectacle débarque à Charleroi, tout près de la terre natale de Philippe, Gembloux. Une reprise programmée à l’Ancre où Françoise Bloch, coauteur et metteur en scène de Tout ça du vent, est aujourd’hui artiste associée.

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« Tu seras Roméo, je me sentais Juliette »

Théâtre « Regarde Maman je danse » à l’Ancre

Vanessa Van Durme, dans le sillage de ces artistes flamands qui ont le don de propulser l’humanité sur scène.

 critique

Sur le plateau dépouillé, deux poupées anciennes regardent le public. A droite, une table, deux chaises, une carafe et des mouchoirs de papier dessinent un espace de parole, de confidence. Et lorsqu’elle arrive, pieds nus, en combinaison rose, et que de sa voix androgyne elle nous plonge dans ce qui ressemble à une anecdote, nous savons que nous serons rivés à ses lèvres, chamboulés par son humour, par sa fragilité qui affleure à chaque instant sous une force conquise, bouleversés par son histoire, authentique, d’un homme devenu femme.

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Voyage au bout de nos nuits et de la proximité

Pascal Crochet convie cinquante personnes par soir pour une nuit de rêves.

CATHERINE MAKEREEL

C’est merveilleux, la nuit ! Au grand jour, l’imagination pâlit. Grand rêveur, Pascal Crochet a imaginé La nuit, toutes nos nuits. « C’est un paradoxe de vouloir travailler sur la nuit par le théâtre, qui se passe justement dans la lumière, avoue le créateur et metteur en scène de ce spectacle résolument intime, ouvert chaque soir à une cinquantaine de spectateurs prêts à plonger ensemble dans un univers onirique, poétique et tactile. J’aime cette émotion du noir qui précède la représentation, cette espèce d’ouverture où tout est possible, tout est imaginable avant que la lumière ne vienne. Le noir, c’est l’ouverture à tout », médite cet artiste protéiforme, amateur de formes contemporaines, que l’on a vu chez d’autres créateurs hybrides comme Ingrid von Wantoch Rekowski ou la compagnie Mossoux-Bonté.

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Dans le cerveau torturé du tyran

Théâtre Arsenic crée son « Macbeth »

Une tour en bois abrite la création de la compagnie liégeoise, qui plonge dans le drame. Bientôt en tournée.

 critique

LUXEMBOURG

de notre envoyé spécial

Sur la place Guillaume Ier, une étrange construction suscite la curiosité des passants. Durant une semaine, la compagnie Arsenic y présente la création de Macbeth, de Shakespeare, « fantasmagorie pour acteurs et marionnettes dans la Tour vagabonde ».

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Strip-tease, ou effeuillage artistique ?

Danse « Nightshade/Belladonne »
De grands noms de la danse contemporaine déplacent le strip-tease du peep-show à la scène.

CRITIQUE

 Proposer, sur scène, des stripteaseurs professionnels chorégraphiés par des grands noms de la danse contemporaine suffit-il pour prétendre à un acte artistique ? Déplacer le strip-tease de l’intimité voyeuriste d’un peep-show pour le transposer au regard non moins voyeur, mais plus esthétique, de spectateurs dans un théâtre suffit-il pour transformer ces créatures de la nuit en artistes ? La réponse varie selon les sept actes de Nightshade/Belladonne, un spectacle audacieux, mais inégal, concocté par la maison de production Victoria.

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Création «Tout ça du vent», de Philippe Grand’Henry à Liège Ne cours pas, gamin! Sage!

Création «Tout ça du vent» , de Philippe Grand’Henry à Liège Ne cours pas, gamin! Sage!

 CRITIQUE

MICHÈLE FRICHE

Philippe Grand’Henry est seul, sur une parcelle d’espace du Manège, ce lieu multiple en passe de devenir la (les) scène(s) principales du Théâtre de la Place, à Liège. Et ce grand efflanqué, à l’expression d’écorché vif, au sourire un peu triste, convoque, dans l’incroyable pouvoir d’évocation de ses seuls mots et de ses seuls gestes, le petit peuple de son enfance: une heure trente de bonheur, de férocité qui captent l’attention, et font remonter en chacun des fragments de mémoire aussi parfumés que les madeleines de Proust. Ce spectacle n’a rien à voir avec des portraits virtuoses.

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