Opéra royal de Wallonie - Liège

– Du 20 au 29 novembre : « La Tosca », de Giacomo Puccini, direction musicale de Manlio Benzi, mise en scène de Claire Servais.
– Du 21 au 31 décembre : « La vie parisienne », de Jacques Offenbach, direction musicale de Rani Calderon, mise en scène et nouvelle adaptation de Jérôme Savary.
– Du 1er au 9 février 2008 : « Il matrimonio segreto », de Domenico Cimarosa, direction musicale de Giovanni Antonini, mise en scène de Stefano Mazzonis di Pralafera.
– Le 2 mars (15 h) : « Max et les Maximonstres », opéra-fantaisie d’Olivier Knussen, direction musicale d’Edouard Rasquin, mise en scène de Claire Servais.
– Du 28 mars au 5 avril : « Le roi d’Ys » ***, d’Eduard Lalo, direction musicale de Patrick Davin, mise en scène de Jean-Louis Pichon.
– Du 30 avril au 11 mai : « Maria Stuarda », de Gaetano Donizetti, direction musicale de Luciano Acocella, mise en scène et costumes de Francesco Esposito.
– Du 20 au 28 juin : « Don Carlo », de Giuseppe Verdi, direction musicale de Bruno Campanella, mise en scène de Jean-Louis Grinda.

Un « Don Carlo » pour de mâles et belles voix

Musique Verdi clôt la saison de l’Opéra Royal de Wallonie

critique

 Alors qu’il met en scène la Chauve-souris à Bordeaux (à voir à Liège en décembre), Jean-Louis Grinda a confié à Claire Servais (son équipière habituelle), la reconstitution de ce Don Carlo. Est-ce la cause de ce flottement de la direction des chanteurs ? Des attitudes maladroites, des fêlures humaines peu perceptibles, pourtant enjeux essentiels de cet opéra qui mêle la grande et la petite histoire d’un Infant défenseur des Flandres opprimées, rival de son père (le roi) dans le cœur de la reine et sous la coupe de l’lnquisition. L’Espagne de ce Verdi, soignée dans ses costumes d’époque et ses lumières, mise sur la sobriété et l’austérité, ce qui sied à l’Escurial de Philippe II : trois arcades fonctionnelles qui passent du jardin au Palais (décors d’Eric Chevalier, lumières d’Olivier Wéry).

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Le triomphe de Patrick Davin

Opéra « Le Roi d’Ys » à l’ORW

Critique

 On parle davantage du Roi d’Ys d’Edouard Lalo qu’on ne le voit. L’œuvre est surtout célèbre pour sa brillante ouverture, centrée sur des thèmes de l’opéra, un peu à l’instar du Vaisseau fantôme wagnérien. Son exécution vendredi soir au Théâtre Royal de Liège a valu au chef Patrick Davin des salves d’applaudissements comme on n’en a rarement entendu à l’Opéra royal de Wallonie. Il faut dire qu’elles saluaient une prestation absolument remarquable : vive et puissante et, en même temps, très atmosphérique, la direction de notre compatriote joue à fond la carte héroïque de ce qui est bel et bien un grand opéra historique français sous influence wagnérienne comme une sorte de mélange de Lohengrin et du Vaisseau fantôme.

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L’ivresse de la tradition

Opéra « Il Matrimonio segreto » à l’Opéral royal de Wallonie

Avec « Il Matrimonio segreto », de Cimarosa, l’ORW offre un spectacle à la fantaisie sans ambiguïté.

 Critique

Cet opéra de Domenica Cimarosa est joué dans la mise en scène très rythmée de Stefano Mazzonis et la direction musicale virevoltante de Giovanni Antonini. Lorsque le rideau tombe à la fin de la représentation, on a indubitablement passé un agréable moment de divertissement, sous l’emprise séduisante de la musique et des couleurs. Et cependant, on reste avec un je-ne-sais-quoi d’un peu frustrant, un léger arrière-goût qui, s’il n’est pas d’amertume, vient toutefois tempérer l’ivresse à laquelle on s’attendait.

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« La vie parisienne » pour la fête et le rire

Opéra Offenbach, de Lyon à Liège

Lyon : Laurent Pelly, plus décoiffant et actuel que jamais. Liège : Jérôme Savary et sa grosse farce déboutonnée, paresseusement remontée. La vie parisienne fait la une des scènes lyriques en cette fin d’année. Cet opéra-bouffe d’Offenbach qui nous raconte les mésaventures parisiennes d’un baron suédois en goguette est en effet un idéal spectacle de fête. Seulement voilà, l’œuvre est bien plus qu’une aimable cornichonnerie. La trame du récit a beau être une des plus ténues sur laquelle ait travaillé Offenbach, elle n’en autorise pas moins un regard d’humoriste sur la société qui en fait tout le sel. Non sans malice, le compositeur et ses librettistes sont ainsi parvenus à faire rire le bon bourgeois de ses propres travers. Encore faut-il se donner les moyens d’illustrer cette lecture décapante.

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Le roi d’Ys

*** Le seul opéra français dans cette saison transalpine. La mise en scène de l’opéra héroïque d’Eduard Lalo, signée Jean-Louis Pichon, regorge d’effets spéciaux. Ce sera l’unique occasion d’entendre dans la fosse le talentueux directeur musical de l’ORW : Patrick Davin. (S.M.)

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